L’ouvrage posthume « Une vie de lutte » de Tiébilé Dramé, annoncé par les éditions Cauris Livres, retrace le parcours d’une figure emblématique de la démocratie malienne.
L’ouvrage, édité à Bamako, met en lumière le sacerdoce politique de Tiébilé Dramé, de l’étudiant syndiqué au médiateur international. L’homme a marqué l’histoire de son pays comme secrétaire général de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM). Emprisonné sous le régime militaire de 1977-1980, exilé ensuite, il est devenu un pilier de l’ouverture démocratique de 1991. Fondateur du Congrès national d’initiative démocratique (CNID) et président du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), il a servi comme député de Nioro du Sahel (1997-2002), ministre à plusieurs reprises, et diplomate sous l’égide de l’ONU dans des processus de paix.
L’autobiographie inachevée, complétée par des hommages posthumes après son décès le 12 août à Paris, se divise en deux parties : un récit personnel et politique, suivi de témoignages éclairants. Elle aborde l’engagement estudiantin, la prison et l’exil, la lutte pour la démocratie et les droits humains, ainsi que le dialogue pour la paix en Afrique. Ce livre de 400 pages offre un témoignage rare sur l’histoire contemporaine malienne.
Ainsi, « Une vie de lutte » résonne au-delà du Mali, comme un écho des combats africains pour la démocratie, entre épreuves et espoirs. Dans un contexte de transitions politiques fragiles au Sahel, cet ouvrage posthume éclaire les racines des luttes actuelles et honore une génération de militants. Il s’impose comme une référence pour historiens, politologues et citoyens engagés, préservant une parole essentielle face aux amnésies collectives.
« Une vie de lutte », autobiographie posthume, 400 pages, avril 2026, Cauris éditions, 17 euros
MOUFTAOU BADAROU