L’Afrique sportive trace sa voie avec le professeur Léonard Wantchékon, le fondateur bien inspiré d’ASE Athletics, une fabrique de talents pour l’avenir du sport mondial. Léonard Wantchékon est également et par ailleurs, enseignant de sciences politiques et d’économie aux universités de Princeton et de Yale, fondateur de l’African School of Economics (ASE), business school désormais de réputation mondiale, basée à Akassato au Bénin, à quelques encablures de l’Université d’Abomey-Calavi.
De Lagos à Dakar, un souffle nouveau parcourt les stades, les rings et les arènes du continent. Les athlètes africains redéfinissent la réussite, démontrant que l’excellence africaine n’a plus de frontières. De Mohamed Salah à Sadio Mané, de Francis Ngannou à Kamaru Usman, en passant par Victor Osimhen, chaque performance résonne comme une affirmation de puissance et de résilience.
Mais derrière les exploits individuels, une nouvelle génération d’acteurs se forme pour structurer cette dynamique : les managers, analystes et stratèges qui bâtissent l’avenir du sport africain. C’est le pari audacieux d’ASE Athletics, une institution panafricaine dédiée à la formation des professionnels du sport moderne.
« Nous voulons passer d’un continent exportateur de talents à un continent bâtisseur d’écosystèmes sportifs performants », explique le directeur exécutif d’ASE Athletics. Pour lui, la réussite ne doit plus se limiter aux prouesses sur le terrain, mais s’étendre à la gestion, à l’innovation et à la stratégie.
L’école propose des cursus adaptés aux réalités africaines : management sportif, analyse de performance, marketing, gestion des carrières et organisation d’événements. « Le sport est aujourd’hui une industrie mondiale, rappelle la responsable académique, et l’Afrique doit y prendre toute sa place, pas seulement par ses champions, mais aussi par ses experts. »
Les ambitions sont claires : faire émerger une élite capable de professionnaliser les structures sportives locales et d’attirer les investissements internationaux. Plusieurs fédérations nationales ont déjà manifesté leur intérêt pour collaborer avec ASE Athletics, dans un contexte où le sport devient un levier économique majeur.
« Les succès de Salah ou Mané ne sont pas des hasards. Ils prouvent qu’avec la rigueur, la formation et une vision stratégique, l’Afrique peut viser le sommet », conclut un ancien footballeur devenu formateur.
À l’heure où le continent se prépare à accueillir de grands événements sportifs, ASE Athletics incarne cette volonté de ne plus être spectateur, mais acteur du changement.
ADRIAMIRA LHAMIDI