Gabon 24 : une nouvelle ère sous le management de Laetitia Carole Agowi Ngalibika

Le paysage audiovisuel gabonais vient de franchir un cap décisif avec l’inauguration, le 16 août dernier, du nouveau siège de Gabon 24 à Libreville. Mais derrière ce chantier s’étendant sur 7 000 m² érigé en un temps record, c’est aussi l’empreinte de la directrice générale, Laetitia Carole Agowi Ngalibika, qui s’impose comme le visage du renouveau. Depuis sa prise de fonction en octobre 2023, la jeune dirigeante a su transformer la vision institutionnelle en un projet concret, fédérateur et résolument moderne.

Nommée alors que la chaîne affrontait des contraintes budgétaires et logistiques, Laetitia Carole Agowi Ngalibika a rapidement donné le ton en privilégiant rigueur et efficacité. Sous son impulsion, le chantier du nouveau siège — lancé sur le site de l’ancien stade Père Lefebvre — a été mené tambour battant et achevé en seulement quinze mois. Résultat : un édifice sur quatre étages, doté de plateaux techniques ultramodernes et d’un auditorium de 140 places, qui place la télévision nationale gabonaise au niveau des standards internationaux.

Pour elle, ce projet dépasse la simple symbolique : « Ce siège n’est pas seulement un bâtiment, c’est un manifeste. Il incarne notre volonté d’être une chaîne panafricaine de référence, avec une information bilingue et des débats qui reflètent la pluralité de l’Afrique. »

Réformes managériales et autonomie accrue

L’efficacité de la dirigeante ne s’arrête pas aux briques et au béton. Elle a accompagné la réforme institutionnelle majeure du 12 août, transformant Gabon 24 en Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Ce nouveau statut, qui lui confère autonomie financière et administrative, a été appréhendé par la direction générale comme un outil d’excellence managériale. « La réussite de Gabon 24 repose sur deux piliers : une gouvernance transparente et une stratégie éditoriale ambitieuse. La directrice générale a montré qu’elle savait allier vision et pragmatisme », souligne un cadre du ministère de la Communication.

 Mobilisation des équipes et culture de la performance

Consciente que le succès d’une chaîne dépend autant de l’humain que de la technologie, Laetitia Carole Agowi Ngalibika a mis l’accent sur la mobilisation des journalistes et techniciens. Un rédacteur en chef adjoint résume : « Nous avons désormais des moyens comparables à ceux de grandes télévisions. Mais surtout, notre management nous pousse vers l’exigence collective. Madame Agowi Ngalibika fait en sorte que nous soyons responsabilisés à chaque étape. » Cette culture de la responsabilisation est saluée par plusieurs observateurs. Pour un chercheur en sciences de l’information de l’Université Omar Bongo : « Le passage de Gabon 24 d’un ancrage purement institutionnel à un modèle plus autonome porte la marque d’une direction capable de conjuguer modernisation et efficacité organisationnelle. »

Un défi citoyen à relever

Les syndicats de journalistes comme les téléspectateurs rappellent néanmoins que la réussite ultime restera éditoriale. « Les infrastructures sont magnifiques, mais le vrai test, c’est la crédibilité des contenus. La direction générale devra garantir pluralisme et indépendance pour gagner durablement la confiance des citoyens », estime un représentant de l’Union de la presse francophone du Gabon. Une téléspectatrice rencontrée lors de l’inauguration avance la même attente : « On veut une chaîne qui donne la parole aux citoyens et pas seulement aux politiques. Avec ce management plus moderne, on espère voir un vrai changement. »

 La marque d’un nouveau leadership

En moins de deux ans, Laetitia Carole Agowi Ngalibika a su imposer un style de gouvernance axé sur la performance, la rapidité d’exécution et l’ouverture régionale. En dotant Gabon 24 à la fois d’un cadre moderne et d’une stratégie plus autonome, elle incarne un nouveau leadership dans le paysage médiatique national. Reste désormais à transformer cette vitrine technologique et institutionnelle en une réussite éditoriale crédible. Le défi est considérable, mais la trajectoire de la directrice générale laisse entrevoir une nouvelle dynamique managériale.

AMOURH CÉSARD OC.

 

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